Pauvreté et environnement ?

Pauvreté et environnement sont les problèmes de l’heure.

Sur l’effet de serre, la pauvreté et l’environnement, on affirme tout et n’importe quoi.

La relation entre réchauffement de la terre et émissions de gaz est beaucoup plus complexe qu’on ne le prétend. De larges zones d’ombres demeurent. Là où l’on croit voir de simples dépendances, il y a des dépendances complexes et mutuelles. Il existe encore de nombreuses incertitudes et la démographie n’échappe pas à cette complexité toujours croissante. Nombreux sont ceux qui continuent à prétendre que la pauvreté et les problèmes d’environnement ont pour origine, le fait de la nature humaine.

Aujourd’hui, le rythme de croissance démographique, les mouvements de populations jugées indésirables préoccupent autant la masse sociétaire que les questions écologiques et environnementales. La population mondiale atteindra neuf milliards d’habitants en l’an 2050 et déjà aujourd’hui, notre environnement est sollicité, menacé et perturbé à outrance par nos comportements. On pollue les rivières, on pollue l’atmosphère, on coupe des forêts, on couvre de béton des régions côtières, on défigure des paysages et les responsables de la dégradation de l’environnement ne manquent pas. Ils sont riches et consomment trop, ils sont pauvres et ne pas laissent pas suffisamment de temps à l’environnement pour se régénérer. Nos usines et nos voitures polluent. Les pauvres coupent des buissons et entretiennent la désertification, ils épuisent des réserves d’eau, pêchent de trop grandes quantités de poissons mais à l’échelle globale, la détérioration planétaire semble plutôt le fait des pays riches.

Dans le Tiers monde, c’est l’enfermement dans le cercle vicieux de la misère ou de la pauvreté. Pour échapper au cercle vicieux de la pauvreté, le Tiers monde doit se développer. Mais de quelle façon ? Si chaque habitant ders pays pauvres se mettait à vivre comme chaque habitant des pays industrialisés, la planète n’y survivrait pas. Il ne fait aucun doute que l’aspiration au modèle occidental de production et de consommation exerce un attrait marqué les pays en développement. Or, la généralisation du modèle de consommation occidental à l’ensemble de la planète serait suicidaire pour tous. Il est donc indispensable d’innover pour enfin définir un nouveau modèle de développement politique et économique compatible avec le maintien à long terme, de la planète dans des conditions écologiques acceptables. Définir un tel modèle de développement politique et économique devient notre défi planétaire majeur et chacun d’entre nous, doit obligatoirement se livrer à une autocritique personnelle : il serait impensable de vouloir offrir aux pays du Tiers monde un modèle politique et économique novateur qui en étant tout à fait différent du nôtre, permettrait un développement durable des pays du Tiers monde tout en préservant nos acquis et habitudes de consommation.

Comme il n’y a qu’une seule terre et un seul avenir pour l’ensemble des espèces animales de la planète, il n’y a qu’une seule terre et qu’un seul avenir pour l’ensemble de l’espèce humaine. Chaque être humain fait partie d’un tout, d’un seul corps et le corps ne fait aucune distinction entre chacun de ses membres. Sans le ventre, la tête n’est rien et la mort de l’un entraîne inévitablement la mort de l’autre. S’il y a une seule terre et un seul avenir pour tous et chacun des membres de la terre, pour assurer la survie de l’espèce humaine, le modèle politique et économique se doit être commun. Par commun, nous entendons un modèle respectueux de la diversité culturelle des peuples, de la nature et de l’environnement, un modèle unique à l’ensemble des peuples de la terre dans le respect de l’individu où personne ne chercherait à imposer de manière plus ou moins autoritaire sa volonté propre. Un tel modèle commun à l’ensemble de l’espèce humaine, définissant  et intégrant une nouvelle dimension de la relation entre l’homme et la nature, conjuguant les défis en fonction du contexte géographique et des contraintes environnementales de chacune des nations de la terre, voici le défi qui nous attend.

Pour certains, les problèmes que soulèvent aujourd’hui la science et les techniques appellent exclusivement des solutions d’ordre scientifique et technique. Nous ne nions pas l’importance du rôle de la science dans le développement de nouvelles techniques susceptibles de résoudre nos problèmes écologiques. Mais science ne signifie pas technique. La science est indispensable à une meilleure connaissance des interrelations complexes qui existent entre des systèmes naturels et des systèmes personnels et interrelationnels. Que serait une société, un monde  sans valeurs ? La démocratie repose sur la diversité ; sans diversité, nul besoin de démocratie. Évitons la tentation d’imposer à d’autres des contraintes sous prétexte d’être en présence d’un phénomène à caractère global. Les pays riches et industrialisés se doivent d’éviter de dicter et d’imposer leurs volontés aux pays en voie de développement. Les pays riches et industrialisés n’ont pas à contraindre les pays en voie développement à l’adoption de programmes draconiens en matière de planification familiale ou de restrictions environnementales. Au contraire, ils se doivent, au nom d’un intérêt commun, prendre en charge certains coûts assumés aujourd’hui par ces seuls pays en voie développement. Si l’humanité juge que la forêt amazonienne mérite d’être protégée, elle doit prendre en charge une partie du coût de sa protection. Que nous le voulions ou non, à moins que la race humaine ne soit soudainement devenue tout à fait suicidaire, nous allons nécessairement vers un monde où la survie de chacun et de l’espèce humaine dépend de la solidarité de tous et chacun des peuples de la terre.

Un slogan de l’écologie dit qu’il faut penser globalement et agir localement. Penser globalement devient un impératif dans un monde de plus en plus complexe constitué d’une imbrication d’interdépendance alors qu’agir localement se veut uniquement  et essentiellement une contrainte d’efficacité.

How extreme weather will transform our cities?

In the coming years, many developed coastal cities around the world will be facing a severe risk of floods.

Global warming is now significantly, around the world, globally increasing the number of people at risk. According to climate change experts, cities from New York in the U.S. to Dhaka in Bangladesh are likely to be heavily affected. Temperature rises from climate change will be significantly exaggerated in urban areas and their inhabitants will have to find somewhere else to live. In most cases they will move to where the opportunities and the jobs are, the nearest habitable city. With 70% of the world’s population expected to live in cities by 2050, the impact of climate change on the urban environment appears more pressing than ever before.

Historically, due to their association with maritime trade and transport, cities built up around water highways and coastal regions have been flourishing and today, a disproportionately high number of the world’s cities are located in areas that are now increasingly at risk of floods. In the coming years, extreme, once-in-a-lifetime, weather events such as flash floods and coastal hurricanes are going to become more and more commonplace. In America alone, cities like New York, Miami and New Orleans are facing terrible exposure to floods and unlike cities such as Rotterdam, they do not have the appropriate defences, such as vast flood barriers and evacuation avenues, to prevent them. In the future, major cities will have to adapt to the reality of regular flooding by building such new infrastructures.

Over the next century, global temperatures will rising by at least between three to five degrees. In large cities, due to the urban heat island effect phenomenon, temperatures will far exceed that level. Aside from increased instances of heat-related deaths, the irony of the urban heat island effect is that it stimulates a demand for air conditioning which will contribute to global warming and create a negative feedback loop and in certain parts of the world entire countries could be irrevocably damaged by such a negative feedback effect. In the same way, over the next century, the rise in global sea levels will cause saline intrusion into all coastal cities aquifers systems making fresh water undrinkable. When fresh water distribution systems will be buckling under the impact of city floods, stock piles of bottled water will be have to be rationed.

High intensity rainfalls will also pose a threat. Even in a developed city like London, which is very well protected by the Thames barrier, high intensity rainfall could create problems with the old sewage system causing the potential spread of microbial disease. Urbanities of the future will be defined not just by how they restrict their own contributions to climate change, but by the infrastructure and policies they employ to defend against the consequences of it. Accordingly, many of the cities in the C40 network have already started to implement adaptive measures. In Seoul, for instance, they have removed a highway and restored an ancient river running through the city. Meanwhile, New York and Tokyo have led the way with green rooftops and urban gardens. Urban green spaces are going to be more critical than ever. Not only do they absorb heat and rainfall, but they provide opportunities for small scale food cultivation so city dwellers can become a little less dependent on imports.

In the next century, the accelerated urbanization caused by climate change, will mean that for most cities, the only way is up. Like in Singapore today, in order to accommodate the flood of migrants, we will see a massive proliferation of efficient high-rise residential tower blocks, over small areas of land.