Archive

Tag Archives: Grèce

Anonymous attaque le ministère de la justice Grec

L’ensemble des nations, des politiciens de la terre jouant du clientélisme, créent des fonctions publiques pléthoriques. Personne ne peut dire avec certitude le nombre réel de fonctionnaires, mais une chose est certaine, ils sont nombreux et se multiplient au détriment des citoyens qui s’appauvrissent et paient leurs salaires indécents. Et l’on s’étonnera de voir, un peu partout dans le monde, la naissance et l’apparition de révoltes populaires !

Anonymous s’attaque présentement au site Internet du Ministère de la Justice Grec pour punir les responsables d’avoir arrêté les mauvaises personnes, de pauvres et innocents citoyens au lieu de tous ces politiciens véreux et de ces banquiers crapuleux qui, pour des considérations politiques et économiques internationales continuent à « victimiser » le peuple Grec. Anonymous s’est engagé, si le Fonds Monétaire International ne se retire pas et si le gouvernement ne donne pas sa démission, à effacer les dettes de tous les citoyens de la Grèce.

À vrai dire, j’aimerais bien les voir à l’œuvre…

J’aimerais bien les voir effacer toutes les dettes de tous les citoyens de la planète, les voir détourner tous les fonds de toutes les institutions financières de la planète pour les redistribuer équitablement entre tous les citoyens de la terre, les voir détruire toutes les institutions politiques des oligarchies politiques et religieuses de notre époque pour enfin instaurer une république mondiale du peuple, gouvernée par le peuple. Malheureusement, je ne crois pas que ceci puisse se produire maintenant mais, croyez-moi:

Ce qui arrive aujourd’hui à la Grèce vous arrivera bientôt.

Photo Reuters Le ministre grec de Finances Evangélos Vénizélos et le premier ministre Lucas Papademos.

BRUXELLES- La zone euro décide d’un nouveau plan de sauvetage 237 milliards d’euros pour la Grèce dans l’espoir de lui éviter la sortie de l’Union monétaire.

L’accord, intervenu au terme de plus de treize heures de tractations, après un premier programme de soutien en faveur de la Grèce au montant de 110 milliards d’euros décidé en mai 2010, prévoit un volet d’aide publique à hauteur de 130 milliards d’euros jusque fin 2014, alors qu’un second volet prévoit l’acceptation par les créanciers privés de la Grèce, d’une perte de 53,5% sur la valeur de leurs créances.

En échange, Athènes, plutôt que de se tourner immédiatement vers un plan de relance de la croissance économique, au prix de violentes manifestations dans la rue et de nouvelles turbulences politiques, accepte d’adopter et d’imposer un nouveau plan d’austérité prévoyant 3,3 milliards d’euros d’économies uniquement cette année.

Nombreux, tout comme moi doutent de la capacité du gouvernement actuel de la Grèce à réaliser les réformes nécessaires, pour se sortir de ce merdier où il s’est lui-même fourré et ce, d’autant que les élections législatives à venir viendront certainement brouiller les cartes.

La population a de plus en plus de mal à accepter les coupes budgétaires successives exigées par le gouvernement et ses créanciers.

La Grèce ne réussira pas  à mettre en œuvre l’austérité promise.

La complainte du citoyen

(Athènes, Grèce) Les mesures d’austérité imposées en Grèce, où le gouvernement cherche par tous les moyens à éviter la faillite, ont un très lourd impact sur la population. Les coupes dans les salaires et les pensions et l’accumulation de taxes spéciales rendent la vie impossible à nombre de ressortissants du pays.

En décembre, Nikolaos a quitté sa résidence en périphérie d’Athènes sans rien dire à sa femme et ses deux enfants et s’est rendu à la côte en autobus. Une fois à destination, il a attaché autour de son cou une corde reliée à une grosse pierre et s’est lancé dans la mer. L’homme de 45 ans, qui travaillait comme gardien de nuit, s’était récemment vu proposer des horaires réduits, qui avaient fait fondre le revenu familial à 700 euros [919,00$ US] par mois, une somme accaparée aux deux tiers par l’hypothèque de la maison. Il n’a jamais demandé d’aide : c’était un homme très fier. Devant déjà composer avec les troubles psychologiques de sa femme et la maladie d’un de ses enfants, ses difficultés économiques ont finalement eu raison de sa détermination. Bien que peu rapportées dans les médias locaux, nationaux et internationaux, partout dans le monde, des histoires semblables ne sont pas rares. Partout dans le monde, y compris dans les pays les plus riches, les plus industrialisés, les plus [civilisés], le désespoir suscité par les mesures d’austérité fait de plus en plus de victimes. Partout dans le monde, misère et pauvreté sont de plus en plus omniprésentes.

Le ministère de la Santé grec a récemment signalé que le taux de suicide dans le pays, longtemps l’un des plus faibles d’Europe, avait augmenté de 40% dans la première moitié de 2011. Klimaka, une organisation communautaire d’Athènes qui gère une ligne de soutien psychologique pour les personnes en détresse psychologique, a vu le nombre d’appels doubler depuis le début de la crise. La coordonnatrice d’un centre d’accueil chapeauté également par l’organisation note que de plus en plus de gens utilisant ces services sont des personnes qui étaient à l’aise financièrement, découragées parce qu’elles ne peuvent plus payer les factures. Les difficultés manifestées dans les appels d’urgence ne sont que la pointe de l’iceberg puisque les mesures d’austérité touchent durement de vastes pans de la population. Partout dans le monde, y compris dans les pays les plus riches, les plus industrialisés, les plus [démocratiques], des histoires semblables ne sont pas rares. Que ce soit en Grèce ou ailleurs, dans quelque pays que ce soit, misère et pauvreté sont de plus en plus omniprésentes. Le désespoir suscité et provoqué par les mesures d’austérité fait de plus en plus de victimes.

Aristophanes Koutoungos, qui enseigne la philosophie dans une université d’Athènes, n’avait jamais envisagé qu’il serait un jour aux prises avec un manque d’argent. «Je suis censé faire partie des gens privilégiés», ironise l’homme de 64 ans. En raison des coupes imposées aux employés de l’État, ses revenus ont été réduits du tiers. Depuis plusieurs mois, en raison de l’inflation et de bas niveau salarial, il était déjà incapable d’assumer l’ensemble de ses factures courantes et ses paiements hypothécaires et ses revenus devraient encore fondre dans les mois qui viennent pour s’établir autour de 1500 euros [1971,00$ US]. «Je paie un peu à gauche et à droite, mais je m’endette de plus en plus», relate M. Koutoungos, qui a dû se résigner à vendre sa résidence pour rester à flot. «C’est terrible à vivre… D’autant plus que nous n’avons aucun espoir de voir les choses s’améliorer dans le pays», dit le professeur. Cette histoire vous semble familière ? Partout dans le monde, y compris dans les pays les plus riches, les plus industrialisés, les plus [égalitaristes], même chez-nous, des histoires semblables ne sont pas rares.

Partout dans le monde, tout comme en Grèce, nous assistons à la disparition des classes moyennes. Partout dans le monde, [les politiciens de touts acabits continuant à tergiverser et à encaisser des salaires plus que confortables], nous assistons à un écart de plus en plus marqué entre une minorité de riches et une majorité de pauvres. Alors que les riches continuent à s’enrichir et que les pauvres continuent à s’appauvrir, partout dans le monde, des politiciens sans vergogne, sous le prétexte de vouloir le bien de leurs communautés respectives, continuent à proposer et imposer des coupes tous azimuts, y compris dans les salaires et les services d’aide aux plus démunis.

Qu’en est-il d’un pays ou d’une nation ou une partie toujours croissante de la population, totalement laissée à elle-même, vit ou tente de survivre en fouillant dans les poubelles, en poussant des chariots de supermarché dans la rue et y empilant des objets récupérés à droite et à gauche dans l’espoir d’en tirer quelques sous ? Qu’en est-il d’un pays ou d’une nation ou une partie toujours croissante de la population, en désespoir de cause, ayant tout perdu tout espoir de se trouver un emploi, en soit réduite, attendant que se produise un miracle quelconque, à dormir sur le trottoir caché sous une couverture ?

En vérité, personnellement, j’en suis rendu là et permettez moi de vous le dire : c’est à chier ! Malgré toute mon instruction, malgré toute mon expérience professionnelle, je ne trouve plus d’emploi et je n’ai eu aucun travail depuis maintenant plus de deux ans. J’ai tout perdu et ne serait-ce la charité de certains, [qui ne durera que le temps d’un hiver], ce soir, je dormirais sur le trottoir. Malgré tout, je suis heureux. Pourquoi me plaindre ? Je vis dans l’un des pays les plus riches et industrialisé de la planète, dans un pays capitaliste et démocratique où, si vous êtes âgé de plus de 40 ans, instruit, possédant trop d’expertise, prétextant le salaire que vos qualifications exigeraient, on vous refusera tout travail alors que vous dormez sur la rue. Pourquoi me plaindre alors que vivant dans une riche démocratie industrialisée, sans emploi, om me refusera l’accès à toute aide sociale prétextant le fait que compte tenu de mon instruction, je peux me trouver un emploi ?

Non, j’ai toutes les raisons du monde pour envisager l’avenir d’un œil bienveillant. Je vis dans un pays où le salaire minimum ne me permet même pas de payer les factures du logement, des utilités publiques et du téléphone. Je vis dans un pays où seul le paiement des factures de subsistances mensuelles exige deux salaires. Je vis dans un pays où, pour une majorité, sans la disponibilité des cartes de crédit, il est impossible de joindre les deux bouts. Non, je n’ai aucune raison de me plaindre, nous ne sommes pas encore la Grèce, nous disposons encore du crédit. En vérité, je vous le dit, nous y sommes presque et ce, même pour la majorité des pays industrialisés qui se targuent du capitalisme et de la démocratie. Il n’y a pire dictature que celle du capitalisme. Partout dans le monde, la classe moyenne est passée à la hache et la situation va encore se détériorer.

La prochaine étape : tous à la rue.

 

Reconstruire un pays ne se fait pas du jour au lendemain

ATHÈNES- Au-delà du risque d’explosion sociale, sur le plan économique et financier le pays n’est pas encore sorti d’affaires.

En votant une cure d’austérité radicale à même de débloquer le deuxième plan d’aide de 130 milliards d’euros, couplé à une réduction de la dette publique de 100 milliards sur plus de 350 milliards, le pays évite seulement le pire.

Même avec une répudiation intégrale de la dette grecque, la situation ne sera pas tenable. Même avec des compteurs remis à zéro, avec un déficit public primaire estimé à 5 % à 6 % du PIB en 2011, le pays continuera fabriquer trop de dette.

Reconstruire un pays et le rendre plus compétitif ne se fait pas du jour au lendemain.

Rien n’est fini, ce n’est qu’un début

ATHÈNES- Tôt ce matin, le Parlement grec adoptait (199 voix pour et 74 contre), un nouveau plan d’austérité afin d’amorcer le sauvetage financier du pays et son maintien dans la zone euro.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté devant le parlement grec, alors que le président, Philippos Petsalnikos, tentait de convaincre les députés d’adopter le nouveau plan de redressement. «Les députés s’apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce mais le peuple ne va pas céder», s’est exclamé le compositeur grec Mikis Theodorakis qui s’est joint aux contestataires.

Le Premier ministre Lucas Papademos a condamné la violence et les destructions qui ont eu lieu, tout en soulignant l’importante du choix fait par les parlementaires: «avancer avec l’Europe et la monnaie unique» ou «précipiter le pays dans la misère, la faillite, la marginalisation et l’exclusion de l’euro».

Malgré le fait que le plan d’austérité accepté en échange du renflouement et du désendettement ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le privé, sans cet aval, prétend Papademos, la Grèce n’avait aucune chance de recevoir le moindre centime d’aide pour éviter un défaut de paiement de créances totalisant 14,5 milliards d’euros et venant à échéance en mars prochain.

Pour les syndicats et la gauche radicale communiste, ce plan de redressement constitue le «tombeau de la société». Pour eux et pour la majorité du peuple Grec, La Grèce n’a plus rien à perdre à mettre ses créanciers au défi.

C’est majoritairement que l’on réclame maintenant de nouvelles élections.

Vidéo: http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/RDI/2012-02-12_21_00_00_tj21h_0002_01_500.asx

Une bombe de pétrole explose près de © AFP/MAX GYSELINCK

Le gouvernement de coalition grec a approuvé le projet de loi sur le nouveau plan d’austérité de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, vendredi, alors que plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale et que cinq ministres ont présenté leurs démissions pour dénoncer ce plan. Le projet de loi doit maintenant faire l’objet d’un vote au parlement, dimanche.

Au cours de la journée, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues d’Athènes en réponse à l’appel lancé par les syndicats pour dénoncer de nouvelles mesures d’austérité, notamment la baisse de 22 % du salaire minimum et la suppression d’un emploi sur cinq dans la fonction publique. Ces changements « vont être le tombeau de la société grecque », ont dénoncé les syndicats.

Dites-moi : Pourquoi est ce toujours les mêmes qui doivent payer ? Une réduction de quatre emploi sur cinq dans la fonction publique et au parlement n’aurait-elle pas été préférable !