La Grèce en grève contre les nouvelles mesures d’austérité

Photo AFP
Des manifestants brulent un drapeau allemand alors qu’ils tentent d’entrer dans le parlement grec à Athènes où a lieu une grève générale de 24 heures.

Une tendance mondiale qui va en s’accentuant.

Devant la perspective d’un nouveau train de mesures d’austérité possibles imposées par les créanciers du pays. La Grèce tourne au ralenti en raison d’une grève générale de 24 heures lancée par les deux principaux syndicats du privé et du public.

Sous le mot d’ordre «Ça suffit, on ne peut plus!», les sympathisants de la centrale syndicale du privé, la GSEE comptant 700 000 adhérents et celle du public, l’Adedy, comptant 350 000 membres ont manifesté à Syntagma, la place centrale d’Athènes, théâtre de manifestations massives depuis le début de la crise, il y a deux ans. Le plus grand cortège de manifestants était celui des sympathisants du syndicat procommuniste, le Front de lutte des travailleurs (Pame).

Au total, uniquement dans les rues des deux principales villes du pays, soit Athènes et Salonique au nord, la police recensait 20 000 personnes réunies pour s’opposer aux licenciements dans la fonction publique, à la baisse du salaire minimum et aux réductions des retraites complémentaires. Les manifestants résumaient ainsi leurs objections aux nouvelles réformes demandées par les créanciers du pays, zone euro, BCE et FMI qui en échange d’un engagement de la Grèce en faveur de ces mesures, ceux-ci s’apprêtent à accorder un deuxième prêt d’au moins 130 milliards d’euros, qui ferait suite aux 110 milliards accordés en mai 2010.

La Grèce en a besoin pour régler une obligation de 14,5 milliards d’euros, qui arrive à échéance le 20 mars prochain. Pour sécuriser l’aide européenne qui doit permettre d’éviter un défaut de paiement au pays dès le mois de mars, le gouvernement vise des économies budgétaires supplémentaires de l’ordre de 1,5% du PIB, soit environ 3,3 milliards d’euros. Mais la pilule ne passe plus auprès de la population grecque, qui a déjà accepté une première cure d’austérité depuis le printemps 2010 et ce, dans un pays plongé dans la récession depuis quatre ans, et où les prix à la consommation et les taxes continuent de s’envoler.

Tandis que des arrêts de travail ont été observés dans les transports urbains, le métro et les bus, écoles, ministères, hôpitaux, médias publics et banques étaient touchés par la grève, Les bateaux sont restés à quai, tandis que les trains ne fonctionnaient pas. En revanche, aucune annulation n’était annoncée dans le transport aérien.

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