Syrie: Moscou envoie un ministre pour calmer le jeu

Une affiche avec la photo du président syrien Bachar al-Assad reposait en face de l'ambassade syrienne en Russie, le 5 février. Photo: AP

Agence France-Presse
Moscou

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rend à Damas le 7 février pour évoquer la mise en place rapide de «réformes démocratiques indispensables», a indiqué dimanche son ministère, après un veto russe à un projet de résolution de l’ONU sur la Syrie.

La Russie «a l’intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide de la situation en Syrie via la mise en place rapide de réformes démocratiques indispensables», a indiqué le ministère dans un communiqué.

«C’est dans ce but (…) que Sergueï Lavrov et le chef des services de renseignement extérieurs, Mikhaïl Fradkov, se rendent à Damas le 7 février pour rencontrer le président de Syrie Bachar al-Assad».

«Nous continuons de penser que toutes les parties (…) doivent concentrer leurs efforts pour entamer un large dialogue national entre Syriens et contribuer à mettre un terme le plus vite possible à la violence».

La Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi à l’ONU à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Occidentaux et des pays arabes et condamnant la répression en Syrie, après un bombardement à Homs (centre de la Syrie) qui a tué plus de 230 civils, selon l’opposition syrienne.
Ces deux pays se sont attirés de vives critiques de l’Occident.

C’est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6000 morts selon les militants. Un veto des deux pays avait bloqué une précédente résolution en octobre 2011.

Dans son communiqué, le ministère a de nouveau justifié le veto russe à l’ONU, indiquant que la Russie ne pouvait accepter certaines exigences du texte ressemblant à des «ultimatums», notamment concernant le départ du président syrien.

«Nous regrettons profondément l’issue du travail au Conseil de sécurité de l’ONU, qui aurait pu aboutir à un accord sur une position commune de la communauté internationale sur la situation en Syrie, si nos partenaires avaient témoigné d’une volonté politique», a-t-il expliqué.

Plus tôt dans la journée, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, avait déjà estimé que les Occidentaux étaient responsables de l’échec du vote au Conseil de sécurité de l’ONU de cette résolution, n’ayant pas fait assez «d’efforts» pour atteindre un consensus.

Samedi, l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Valeri Tchourkine, avait dénoncé un projet de résolution «déséquilibré» entre le gouvernement de Bachar al-Assad et l’opposition.

La Russie avait déposé son propre projet qui mettait sur le même plan exactions commises par le régime syrien et attaques des opposants armés, un équilibre que les Occidentaux avaient rejeté.

Selon des diplomates, Moscou a poussé à un report du vote pour attendre le résultat de la visite de M. Lavrov en Syrie.

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